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Tableaux que nous avons vus au Musée du Louvre (XIXème siècle)

La Liberté guidant le peuple (Delacroix)
Eugène Delacroix écrit à son frère le 18 octobre 1830 : « Si je n’ai pas vaincu pour la Patrie, au moins peindrai-je pour elle... ». Cette œuvre représente les Trois glorieuses, un soulèvement populaire contre Charles X, qui dura 3 jours, les 27, 28 et 29 juillet 1830. Charles X ayant instauré des lois liberticides, le peuple se révolta puis le renversa. Louis-Philippe le remplaça dans la « Monarchie de juillet ».

Le radeau de la Méduse (Géricault)
Le naufrage du bateau, la Méduse, peut être symboliquement vu comme l’image d’une époque, celle de l’Empire. On peut également y voir une représentation de l’entrée de l’actualité et du sensationnel dans la peinture.

Le sacre de Napoléon 1er (David)
La scène se déroule le 2 décembre 1804, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Or les sacres des rois de France avaient lieu habituellement à la cathédrale de Reims. C’est Napoléon qui pose la couronne sur la tête de Joséphine, alors que le pape Pie VII, assis à droite, tend la main en signe de bénédiction. Napoléon prend ici ses distances avec le protocole monarchique et veut rompre avec l’héritage Bourbon. Néanmoins, les différents objets rappellent les regalia royales : couronne et sceptre sont présents. Mais l’empereur n’est pas sacré par la grâce de Dieu, il ne devient pas un monarque de droit divin.
Le décor antiquisant, le globe et la couronne de lauriers dénotent la fascination de Napoléon pour l’empire romain. La présence de hauts dignitiaires ainsi que de la famille Bonaparte sont les soutiens du nouveau régime. Ils composent la nouvelle noblesse d’empire (officiellement fondée en 1808), une noblesse fondée sur le mérite. Napoléon rétablit une cour avec une étiquette et réside dans les palais de la monarchie française

Napoléon visitant le champ de bataille d’Eylau (Gros)
Le sujet de ce tableau fut mis au concours en mars 1807, moins d’un mois après la terrible bataille qui fit plus de quarante mille victimes françaises et russes. Tout en confirmant la victoire française, il s’agissait surtout d’exprimer l’émotion de Napoléon face à l’horreur d’un tel carnage. "Si tous les rois de la terre pouvaient contempler un pareil spectacle, ils seraient moins avides de guerres et de conquêtes", avait déclaré l’Empereur.
Gros, vainqueur du concours, atteint ici le sommet de son art. Il élève la peinture d’histoire à un niveau jamais égalé. Sous un jour lugubre, le visage blême, le regard empli d’une immense pitié, Napoléon traverse le champ de bataille où gisent les cadavres. Face à la sombre silhouette de Murat, inquiétante personnification du guerrier, l’Empereur incarne une figure toute d’humanité, de compassion. C’est ici l’envers de la victoire qui, pour la première fois, est dépeint dans sa cruelle réalité.

Officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant (Géricault)

Les Sabines (David)
Les Sabines arrêtent le combat entre les Sabins menés par Tatius, et les Romains conduits par Romulus. Hersilie, au centre de la toile les bras tendus, s’interpose entre son époux Romulus à droite, qui s’apprête à lancer son javelot contre Tatius le père d’Hersilie, qui se protège avec son bouclier. Faisant face aux lances des Sabins une femme lève son enfant, une autre s’agrippe à la jambe de Tatius, une troisième présente sa progéniture aux pieds de Romulus. À l’extrême droite, un cavalier remet son sabre dans le fourreau.
David veut la réconciliation des républicains qui s’entretuent depuis la Révolution de 1789.

Le serment des Horaces (David)
Les Horaces étaient trois frères romains qui, d’après la légende romaine, furent choisis pour combattre les trois Curiaces, trois frères champions de la ville d’Albe, afin de déterminer laquelle des deux villes, de Rome ou d’Albe, aurait l’hégémonie. Les Romains furent vainqueurs de ce duel grâce à une ruse du dernier survivant des Horaces qui, demeuré seul face aux trois Curiaces, fit semblant de fuir et parvint ainsi à les tuer les uns après les autres.
David a choisi de montrer l’instant du serment à la Patrie, où les trois frères jurent de donner leur vie pour Rome

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ECOLE CHARLES BOUVARD
(académie de Versailles)